Travailler moins est-ce vivre mieux ? Sujet de philosophie du baccalauréat 2016

bac philosophieSaurions-nous, nous adultes salariés, employés, cadres, dirigeants, professionnels de santé et de l’éducation, syndicalistes, politiques, répondre clairement à cette question ?

Les lycéens avaient, eux qui ne côtoient pas encore le monde du travail, à réfléchir ce mois de juin 2016, à cette redoutable question !

La philosophie et la place qui lui est laissée, comme à l’histoire, dans nos enseignements « modernisés » donne-t-elle aux adolescents les moyens de la penser ?

La philosophie détient-elle d’ailleurs à elle seule les outils conceptuels pour penser la question…

… en des temps où le Droit du travail se trouve attaqué dans un pseudo souci de « simplification » qui efface en réalité la nécessaire complexité qui préservait la diversité, non de l’emploi, mais du travail sous toutes ses formes. Au seul bénéfice des employeurs avec à la clé une précarisation croissante,

… en des temps où la subjectivité et ce qui donne sa force et sa noblesse à l’engagement personnel dans le travail se trouve dénié et rabaissé voire détruit tant sévit une maltraitance généralisée en toutes organisations, privées, publiques ou associatives, imposant le diktat de normes et de prescrits pensés par des gestionnaires au service de la seule dimension d’une rentabilisation financière du travail,

… en des temps où le Temps n’est plus celui de l’humain qui pense ce qu’il fait et le sens de ce qu’il fait, mais un temps inhumain déconnecté même du rythme solaire pour n’être que celui des Bourses internationales qui ne connaissent ni jour ni nuit, dont l’unité n’est plus la minute mais l’euro ou le dollar,

… en des temps où telle consultation souffrance et travail révèle, à travers les récits de salariés d’un établissement bancaire, que des inspecteurs du travail peuvent être dessaisis du dossier d’un suicide que la direction cherche à étouffer sous couvert d’une autre affaire, inventée, de harcèlement. Plusieurs inspecteurs se succédant en quelques mois et devant reprendre toute l’affaire…

… en des temps où le droit individuel à la formation est détourné de sa vocation initiale au bénéfice d’employeurs imposant un droit de regard et de veto avec pour seul critère, non la demande de telle salariée d’un Conseil régional souhaitant en 2016 accroître un savoir et une compétence de son choix, mais le « bon vouloir » de sa N+1 la sadisant depuis huit ans au motif d’une nécessité de service à venir… en 2017 !

… en des temps où l’on entend parler d’une disparition de la médecine du travail quand, déjà soumis à des pressions croissantes, les médecins du travail, payés par les entreprises, rechignent voire refusent d’exercer leur devoir d’alerte. Ainsi de telle salariée de l’APHP maltraitée depuis des années et dans une situation critique avec risque de passage à l’acte et qui, faisant désespérément appel à l’un d’eux, le voit l’ignorer en la croisant,

… en des temps où les médecins, généralistes, psychiatres, sont attaqués par des avocats d’entreprises auprès du Conseil national de l’ordre des médecins lorsqu’ils font état d’une dégradation de la santé physique ou psychique de leurs patients du fait d’une organisation du travail ou d’un management pathogènes,

… en des temps où ce Conseil de l’ordre s’exécute, comme en d’autres temps de sinistre mémoire, face à l’oppression grandissante d’un monde économique qui instaure sans coup férir une nouvelle dictature, en condamnant ces médecins,

… en des temps où s’installe insensiblement et avec notre consentement dans un contexte d’angoisse face au terrorisme paranoïaque qui frappe le monde, cette nouvelle tyrannie dont les techniques et méthodes s’enseignent dans des écoles ou en interne aux futurs cadres et managers : surveillance informatique et électronique jour et nuit, exigence de reportings abusifs, envahissement de l’espace et du temps privé par les mails et les sms soirées et weekends compris, intimidations, mise en scène de la disparition et menaces sur les postes pour obtenir une totale soumission aux nouvelles « valeurs » de ce pouvoir totalitaire, surcharges de travail jusqu’à l’épuisement par abus de pouvoirs, évaluations dites « individualisées des performances » véritables armes de destruction massives et perverses contre des salariés isolés, effrayés, incapables de se défendre…

Alors nous les adultes, qui sauf à travailler dans quelque entreprise encore respectueuse de l’humain à ne pas faire du fric pour le fric et du profit pour le profit la finalité du travail, côtoyons cette « horreur économique », que pourrions-nous bien répondre à ce sujet du bac ?

Qu’il faudrait abolir le travail puisqu’il fait tant de mal ? Qu’il est urgent que les entreprises s’engagent dans de vraies politiques de bien-être au travail, qu’elles instaurent le STO SBO, service du bonheur obligatoire ?

Ou bien qu’il serait peut-être urgent de ré-instituer le travail comme une valeur au-delà de la seule nécessité d’en tirer un revenu permettant de vivre en société et de la perversion qui fait du travail le moyen de satisfaire ambition, appétit de pouvoir et cupidité.

Qu’il serait urgent, puisque le mouvement général précipite vers le précipice, de multiplier ces micro-expériences de rencontres professionnelles que proposent 23 Millions de Salariés et La Maison du Travail où se ré-inventent des relations humaines dans un faire-ensemble ré-humanisé à travers lesquelles se re-découvre l’esprit des – vrais – bâtisseurs qui n’avaient nul besoin pour réaliser des merveilles esthétiques, spirituelles et faisant plus rêver que les tours de La Défense, de coaching, reportings, to-do-lists et autres mots valises creux nécessitant l’emprunt à une langue étrangère.

Qu’il serait urgent enfin, de nommer ce que l’on nous prépare, ce que l’on nous impose jour après jour et ce qu’il faut bien nommer : une dictature. Car comme le disait Camus : « mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde ».

Petite histoire métaphorique rapportée par Philippe A :

Un sociologue en vadrouille croise des ouvriers s’affairant dans un cliquetis d’outils autour de ce qui lui semble être un tas de pierres.

S’approchant, il demande au premier : « que faites-vous ? ». « Je casse des cailloux », répond l’homme.

Suçotant une vieille pipe héritée de son ami Sigmund, il interroge un second travailleur : « que faites-vous donc là ? ». Affairé l’homme répond : « Je taille des pierres ».

Intéressé, le sociologue avise un troisième homme qui semble rêver tout en maniant le ciseau avec habilité. Lui posant la même question, il s’entend répondre : « Je construis une cathédrale ».

Même tâche, même activité, et pourtant… Lequel de ces trois hommes vivrait-il donc mieux s’il travaillait moins ? Et surtout, qu’en penser !

Votre avis nous intéresse ! Envoyez-nous quelques mots, quelques phrases, comme si vous étiez, vous aussi, devant la copie blanche de cette épreuve de philosophie en 2016 !

La campagne contre la souffrance au travail continue. J-7 avant la fin. Grâce à vous, nous avons collecté 2280 euros. Nous pouvons encore nous mobiliser ! Nous avons besoin de votre soutien.

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Témoignage d’un cadre financier dans un grand groupe bancaire « socialement responsable »

Témoignage de Gabrielle L., cadre financier dans un grand groupe bancaire « socialement responsable »

En état de survie depuis 15 ans.  Instabilité des organigrammes, restructurations, équipes brisées, turn over, déménagements incessants, changement permanent de directives, de « valeurs d’entreprise », de métier, de bureau. Surcharge et absence de perspectives. Collègues épuisés et déprimés. Tout le monde se sent mal et s’interroge: « mais quelle voie faut-il donc prendre pour atteindre un jour une hypothétique retraite en ayant sauté les cases burn out, cancer, divorce ou AVC ? » ?

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Notre civilisation n’en finira-t-elle jamais avec l’asservissement de l’être humain ?

Capture d'écran 2016-06-11 08.31.27Où il est souvent instructif, à distance, de croiser réflexions et actualité…

« Se soumettre pour ne pas souffrir rend moins sensible à la souffrance d’autrui »

En 1998, dans Souffrance en France, Christophe Dejours dénonçait de nouvelles formes d’organisation du travail et de domination mises en place par des gestionnaires, avec une disqualification croissante des gens de métier. Il soulignait la nocivité de l’introduction de l’évaluation individualisée des performances sous couvert d’une pseudo-autonomie dans le travail qui détruisait le vivre et le travailler-ensemble, ruinant coopérativité et solidarités. Cette évolution inaugurait une explosion des pathologies mentales et des consultations tant dans les services hospitaliers de  pathologies professionnelles que dans les consultations souffrance et travail créées par Marie Pezé. Christophe Dejours y analysait aussi les ressorts de la servitude volontaire – comment et pourquoi certains participent-ils au fonctionnement d’un système qui les détruit et à des actes qu’ils réprouvent – tout en soulignant le rôle joué par les stratégies collectives de défense centrées sur la virilité : « nécessaires, disait-il, mais moralement ambiguës », avec le constat d’un accroissement de l’indifférence à la souffrance d’autrui, de son voisin de bureau…

Se trouvait posée dans cet ouvrage la question des mécanismes de la servitude volontaire.

69 % des enfants interrogés par l’UNICEF auraient avoué être parfois angoissés

de ne pas assez bien réussir à l’école…

En 2016, un titre et un constat : « Soumis à la pression parentale et aux exigences scolaires, les enfants sont de plus en plus nombreux à craquer et à faire un véritable burn-out. Parfois dès la maternelle »

(Ophélie Ostermann, 05 avril 2016).

Une enquête de l’UNICEF en 2014 aurait démontré que les enfants iraient de plus en plus mal. Beaucoup d’enfants s’angoisseraient parce qu’ils ne répondraient pas aux exigences de l’école.

Selon ses résultats, 40 % des 6 à 18 ans ressentiraient une souffrance psychologique en écho à celle de parents eux-mêmes confrontés à la précarisation du travail, à ses incertitudes et au souci de la performance. 69 % des enfants interrogés par l’UNICEF auraient avoué être parfois angoissés de ne pas assez bien réussir à l’école ; un enfant aurait raconté avoir eu un avertissement de travail parce qu’il aurait eu 13 de moyenne générale…

Ainsi, selon le témoignage des professionnelles de l’enfance interviewées, les adultes angoissés imposeraient des cahiers de vacances dès l’année de CP, l’injonction d’apprendre à lire au plus vite, avant même l’entrée en maternelle, parfois la nécessité de « travailler » le week-end pour des enfants de 3 ans, à quoi s’ajouteraient des « exigences scolaires délirantes avec des emploi du temps de ministre, une sur-stimulation cognitive et un surmenage »…

Dans une société de plus en plus pressée, le temps manquerait cruellement aux enfants qui n’auraient plus le loisir de s’ennuyer, de souffler, de jouer. Catherine Dolto évoquerait de son côté une « maltraitance temporelle » avec la nécessité constante de se dépêcher.

Le grand coupable du burn-out infantile serait au final le système entier, cette « école française que ses consœurs internationales avec son étiquette évaluative »…

Quand un système scolaire produit des surveillants…

Le 8 janvier 2016, le journaliste Jean-Yves Nau citait dans son blog une information du Point : « New School, le bracelet électronique pour lycéens ! ». Une créatrice française, Mlle D. 16 ans, aurait mis au point une application qui devrait aider à surveiller et maintenir les élèves dans les enceintes scolaires. Le rectorat de Versailles aurait d’ores et déjà autorisé le test de son application dans trois classes.

Ecoutons Mlle D, 16 ans, une adolescente de notre monde moderne très connecté :

« Consciente que le monde de l’Education a besoin d’un réel coup de neuf et ayant toujours eu envie de m’investir dans ce milieu, j’ai eu l’occasion de créer une mini-entreprise dans le cadre de mes cours de PFEG (Principes Fondamentaux de l’Economie et de la Gestion) l’année dernière en classe de Seconde.

 « J’avais pas mal d’idées, mais aucune dans laquelle je croyais vraiment… Et puis j’ai un jour vu ce reportage à la télévision : un enfant de 9 ans ayant été oublié dans les hangars de la compagnie de bus scolaires après s’être endormi dans son car sur la route de l’école, le 6 Octobre 2014, à Bordeaux. Parce que ses enseignants n’avaient pas fait l’appel, il est resté enfermé plus de 8 heures dans le véhicule, sans manger ni boire.

 « A partir de ce moment là, c’est le déclic. Tout se bouscule dans ma tête, je réfléchi toute la nuit et l’idée nait le lendemain matin : il faut créer un système d’appel électronique, sécurisé et simple d’utilisation. »

Que penser du cours de Principes Fondamentaux de l’Economie et de la Gestion de Mlle D ? Car enfin, nous n’en finissons pas de nous demander comment se construit la servitude volontaire qui sévirait dans nos entreprises, qui conduirait des salariés à accepter sans broncher, voire dans la culpabilité de n’en jamais faire assez, surcharge de travail, maltraitance managériale, conduites harcelantes et parfois perverses.

Servitude et soumission se construiraient-elles dès l’école ?

Zafiropoulos et Pinel ont montré comment l’école rendue obligatoire a, dès son origine, été le moyen de structurer le socius en fonction des besoins de la nation, pour lui fournir ses futures élites comme pour discriminer les « inadaptés », trier et sélectionner le bon grain de l’ivraie grâce à la perspicacité des psychologues (« Un siècle d’échecs scolaires » de Pinell et Zafiropoulos (Economie et humanisme, 1983, Les éditions ouvrières). Ne cherche-t-on pas, aujourd’hui encore, à le repérer « l’enfant agité », cet hyperactif à ritaliniser d’urgence dès la maternelle comme le sont cinq millions d’enfants et d’adolescents en Amérique du Nord – pour le grand profit des labos pharmaceutiques ?

Les écoles de management ne sont pas en reste qui prennent le relais en formatant les jeunes esprits dont on a pris soin dès le lycée d’abraser tout esprit critique au profit de « l’art de convaincre » en faisant passer histoire et philosophie à la trappe de la déesse Economie et de l’argent son fétiche…

C’est ainsi que la créativité, la curiosité et le sel de la révolte propices à la construction de l’identité adolescente se trouvent dramatiquement piégés. C’est ainsi qu’une production innocemment perverse sous couvert de la rationalité, de la rentabilité et de la sécurité, ces prescrits de notre si formidable époque, fait l’admiration de nos modernes éducateurs béats et entièrement dévoués à la grande Cause des temps modernes, cette Loi nouvelle, dite du Marché…

Et si les grands Chefs s’étaient trompés, ces experts de la finance et de l’économie qui ruinent le monde du travail et précipitent la planète vers la catastrophe ?

Titre du 1er juin 2016 : « Néolibéralisme : le FMI fait son mea culpa, à quand celui des élites françaises ? » (Benjamin Masse-Stamberger, Le Figaro)

Des économistes de la section recherche du FMI  apporteraient, dans un article de Finance and Development, le magazine du Fonds Monétaire International (FMI), une série d’arguments critiquant les politiques de dérégulation menées partout dans le monde depuis quarante ans, sous l’égide…du FMI. Et notamment deux piliers de la doctrine économique dominante: la libre circulation des capitaux, et la priorité donnée à la réduction des déficits. La crise asiatique de 1997 aurait été le signe avant-coureur des folies financières qui allaient emporter l’économie mondiale une décennie plus tard.

Si dans notre pays, selon cet article, « les élites continuent à naviguer entre idéologie néolibérale et rustines sociales vouées à en compenser les effets les plus délétères », ne revient-il pas à toutes celles et ceux qui travaillent et subissent les effets délétères de  la destruction programmée du travail de s’unir pour résister ?

Quel quotidien construisons-nous à nous enfants et adolescents, quel avenir leur préparons-nous si nous ne résistons pas aujourd’hui à la nouvelle dictature qui s’installe sans coup férir dans nos esprits de manière si… inconsciemment volontaire ?

La campagne contre la souffrance au travail continue. Grâce à vous, nous avons collecté 2105 euros. Continuons à nous mobiliser, ne relâchons pas notre effort ! Nous avons besoin de votre soutien, rejoignez-nous!

Patrick, en charge de la communication digitale et de l’organisation

Manifeste contre la souffrance au travailCommunication digitale, organisation.
Directement concerné par une situation de harcèlement, d’humiliation quotidienne, de management pathogène au sein d’une institution profondément toxique par son mode de fonctionnement médiéval, j’ai décidé qu’il était plus que temps de m’engager pour que cela cesse. Maintenant, je témoigne partout de ce que je subis, je refuse de me taire : je ne veux plus voir les collègues s’effondrer en larmes, je ne veux plus d’omerta sur le harcèlement institutionnalisé, je ne veux plus que les petits chefs tyranniques demeurent impunis tandis que leurs « responsables » hiérarchiques détournent le regard.  Si les pouvoirs publics ne veulent pas agir, c’est à nous de reprendre possession de nos moyens de défense en nous rassemblant, en nous organisant. La peur doit changer de camp !
Au sein de 23 Millions de Salariés, je suis chargé, avec d’autres, de l’organisation, de la gestion de projets, de la communication digitale, des formations aux réseaux sociaux, des conseils à apporter à celles et ceux qui vivent le même calvaire et décident de relever la tête.
Si vous en avez assez de vous rendre au boulot la peur au ventre, de vous faire insulter et humilier par des petits-chefs carriéristes incompétents, rejoignez-nous !

Appel à rassemblement pour la défense des médecins

23MSVOUS APPELLE A SOUTENIR LE RASSEMBLEMENT

pour la défense de vos médecins le 8 juin à partir de 13h30 devant le conseil national de l’Ordre des médecins, 180 Boulevard Haussmann, 75008 Paris.

Rassemblement organisé par le Dr Alain Carré, coordonnateur de la pétition de soutien pour l’association SMT.  http://www.a-smt.org

Les attaques se multiplient aujourd’hui contre des médecins du travail, des généralistes, des psychiatres dans le contexte d’une dégradation croissante des organisations et des relations de travail.

Deux cents d’entre eux sont chaque année mis en cause auprès du Conseil National de l’Ordre des médecins (CNOM) par des entreprises, via leurs avocats, pour avoir établi ou évoqué une relation entre des décompensations physiques ou psychologiques chez leurs patients et des violences managériales !

Cet Ordre et l’Assurance maladie elle-même participent à l’omerta par leur non prise en considération de pratiques managériales toxiques – d’entreprises, institutions publiques (hôpitaux, ministères, mairies, Conseils généraux…), grandes associations et ONG à vocation humanitaires – et par leur refus de soutenir les médecins qui sont attaqués.

Avec pour première conséquence d’entretenir des pathologies que tout praticien, fort de son expertise, est capable d’associer à une maltraitance quelle qu’elle soit.

Avec comme seconde conséquence une explosion des prescriptions d’antidépresseurs et d’anxiolytiques comme seule réponse possible, désormais, à la maltraitance !


Tout médecin, votre médecin, est aujourd’hui au risque, si ces attaques devaient perdurer, de se voir privé de sa capacité d’interpréter le symptôme dont vous souffrez, de ne plus pouvoir agir sur sa cause pour vous soigner et vous aider à vous en sortir.


Les conséquences sont graves pour les médecins comme pour les patients tant le nombre de situations de stress post-traumatiques et de pathologies professionnelles sur les lieux de travail flambe aujourd’hui ! 


Les conséquences sont graves

  • car le traitement de tout stress post-traumatique ne peut être efficient que s’il y a compréhension par le médecin du système-piège dans lequel s’est trouvé pris son patient pour en permettre une déconstruction et la reconstruction d’un système sain, 
  • car le déni social renvoie systématiquement la responsabilité de son malheur sur la victime elle-même qui aurait « un problème personnel ». Ultime perversion d’un système qui exonère l’employeur de sa responsabilitéAinsi du Dr Meignan de l’HGGP qui aurait, comble du cynisme de sa hiérarchie, « chuté accidentellement » du 7ème étage !


Nous vous invitons,

salariés de tous champs et catégories professionnels confondus,

à vous mobiliser pour vous défendre, défendre les professionnels qui encadrent et protègent le droit du travail et la santé,

à vous unir et vous mobiliser pour résister !


Informations

  • l’Association Santé et Médecine du Travail a-SMT
  • le Syndicat National des Médecins du Travail des Mines et des Industries Electriques et Gazières SMTIEG-CGT
  • le Syndicat de la Médecine Générale,
  • l’UGICT CGT
  • Solidaires
  • l’Association d’aide aux victimes et aux organisations confrontées aux suicides et dépressions professionnels (ASD PRO)

La campagne contre la souffrance au travail continue. Grâce à vous, nous avons déjà recueilli 2045 euros. Continuons à nous mobiliser, ne relâchons pas notre effort ! Nous avons besoin de votre soutien, rejoignez-nous!