Harcèlement institution Harcèlement et souffrance au travail dans une institutionTravailler la peur au ventre au sein d’une institution «prestigieuse», vitrine intellectuelle de la France, le tout sous la direction d’un « manager » toxique, convaincu qu’il a «pouvoir de vie et de mort» sur ses employés… Travailler en étant chaque jour humiliés, infantilisés…

Travailler dans un environnement où l’on voit ses collègues pleurer, déprimer… Voir, année après année, des collègues compétents se faire virer pour avoir osé dire « non » à des ordres absurdes ou refuser de subir les brimades du chef tyrannique…

« Ça n’est pas possible », pense-t-on, au début… « C’est un mauvais roman, une fiction »… « Je ne vis pas au Moyen Age… Je ne vis pas dans un régime totalitaire »…
Et pourtant, cette institution existe, son « manager » tout puissant terrorise ses employés en toute impunité depuis plus d’une décennie, et nous sommes bien au 21e siècle, à Paris, en France, « pays des Droits de l’Homme », en Europe.

Larmes, pleurs, arrêts maladies fréquents, turn-over incroyable, rien n’y fait : le « petit chef » est là, omniprésent, omnipotent. Et la « Direction » sait. Elle sait tout. Mais elle se tait. « Pour ne pas faire d’histoire », pour ne pas ternir son image. Et puis c’est une institution : les institutions, comme les grandes entreprises, n’aiment pas les problèmes.

Je me suis longtemps demandée comment sortir de ce cauchemar

Je me suis longtemps demandée comment sortir de ce cauchemar… Comment faire dans ce labyrinthe ? Auprès de qui faire remonter l’information ? Tout est bouché, personne ne veut savoir, aucun « responsable » ne veut entendre.
Face à cette situation, deux solutions, ou plutôt trois m’ont été suggérées par mon compagnon, qui n’en pouvait plus de me voir me détruire, me liquéfier :

  1. Pars ! Chercher un boulot ailleurs… Pars vite… BARRE-TOI !
  2. Ne te laisse plus faire ! Lutte contre la peur, relève la tête… BATS-TOI !
  3. Ou alors… BATS-TOI… ET BARRE-TOI !

J’ai alors commencé à en parler… tout d’abord à ma famille, mon entourage proche… Je leur ai décrit ce que je vivais… Histoire d’obtenir des avis, des idées, des conseils, des mots qui rassurent. Puis j’ai élargi le cercle : j’en ai parlé aux amies, aux copains. Et là, on s’aperçoit que l’on n’est pas seuls. Tout le monde, aujourd’hui, a vécu ou vit une telle situation, ou connaît un proche qui souffre également de la perversité d’un « petit chef » malsain. J’ai alors élargi encore et encore le cercle, pour que qu’un maximum de gens sachent ce qu’il se passait : des collègues de confiance, des voisins, un médecin… Avec eux, j’ai donné le nom de l’institution au sein de laquelle un management toxique s’est mis en place… J’ai ainsi pu détruire l’image de cette organisation, et ainsi commencé à vaincre la peur qui me tourmentait jour et nuit.
Des conseils sont venus, j’ai pris contact avec un médecin spécialiste de la souffrance au travail… Puis avec des associations, et avec des syndicats. Et là, j’ai enfin trouvé de l’aide : JE N’ÉTAIS PLUS SEULE !

Et, de fil en aiguille, chacune et chacun a transmis l’information dans son entourage, contribuant ainsi à démolir l’image d’une institution malsaine et ainsi de m’aider à me reconstruire, à retrouver de la dignité, à croire que je valais plus que ce que disait le « petit chef ».

Il a fallu plusieurs années pour en arriver là… Je commence à sortir le nez de cette fange… Avec l’aide d’un syndicat, d’associations de lutte contre la souffrance au travail, le pas a été franchi : je ne suis plus seule, et je me bats… Le minable petit tyran de bureau s’est calmé, l’institution fait semblant de rien tout en prenant des précautions pour éviter le scandale.

Le combat continue, en attendant de trouver un emploi ailleurs, car ce qui est cassé, brisé, détruit, ne peut se reconstruire tant que les « toxiques » sont encore là !
Le combat, il faut le mener, tant pour soi que pour les autres. Empêcher ces petits voyous, que sont les « petits chefs », de nuire autour d’eux ; il faut lutter contre l’institution elle-même (mais pas seule !), afin de retrouver de la dignité. Puis « se barrer ». Non pour oublier – surtout pas –, mais pour revivre et réapprendre à travailler normalement.

Ensemble, nous pouvons aboutir à ce que ces voyous toxiques qui polluent le « vivre ensemble », le « travailler ensemble », perdent de leur superbe, se sentent seuls, voient leur image se ternir.
ENSEMBLE !

Evin Rude
Janvier 2016

1 réponse
  1. cazaux Olivier
    cazaux Olivier says:

    j ai été victime de dénigrement, ma compagne aussi et une maie est venue se reposer cette semaine chez nous dans le pays basque suite à un burn out + hacelement
    je compte attaquer mon institution egalement tres connue pour harcelement
    …. on peut se filer plein de tuyaux
    surtout équipez vous d un enregistreur mp3 au pénal ce sont des preuves valables depuis 2012
    je suis parti avec des preuves audio non négligeables

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