23 millions de salariés contre la souffrance au travailMembre du GIH-ST, l’association 23 Millions de Salariés est née dans le cadre des consultations individuelles de La Maison du Travail et de Cercles d’Étude de salariés consacrés à la question de santé publique qu’est la souffrance au travail. Une souffrance, particulière, spécifiquement liée aux organisations et relations pathogènes dans le contexte professionnel.

L’association regroupe des salariés d’horizons et d’organisations divers, du privé du public ou d’associations, occupant des positions hiérarchiques très différentes mais partageant le désir :

  • de comprendre les déterminants réels de leur souffrance au delà des explications et discours paradoxaux des organisations comme des politiques, entre déni de cette réalité et culpabilisation des salariés,
  • de recréer du collectif afin de permettre à toute personne en situation de souffrance au travail de ne pas rester seule, de trouver une écoute et les moyens d’assurer la protection de sa santé physique et psychique voire, si nécessaire sa défense sur un plan juridique en ramenant le Droit dans les organisations et les relations de travail,
  • de constituer un contre-pouvoir puissant face à celui d’organisations professionnelles totales, fonctionnant parfois de manière perverse au mépris du code du travail, rabaissant les salariés à l’état de « masse salariale à gérer », avec pour seul horizon le profit optimum à moindre coût, en excluant le sens que comporte tout travail, les valeurs de métiers, la fonction noble et structurante socialement et individuellement du travail au delà des seules notions « d’emploi » et « d’employabilité » chères aux politiques,
  • d’agir, tant par des actions de terrain militantes pour sortir du déni, parfois de l’omerta, qui entoure la maltraitance au travail ou un suicide, qu’en constituant des groupes de réflexion thématiques pluridisciplinaires ayant vocation à analyser, produire des écrits et interpeller tout acteur de la vie sociale concerné à un titre ou un autre par la « banalisation du mal » insidieux qu’est la souffrance au travail.

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